Un monde meilleur grâce à un shopping solidaire

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Oui, le dicton « nous sommes ce que nous mangeons » est vrai : les aliments et les produits que nous consommons chaque jour influencent notre bien-être, ainsi que celui de la planète Terre tout entière. C’est pourquoi le shopping n’est pas un acte anodin, mais un acte conscient qui peut améliorer notre mode de vie, ainsi que l’environnement et l’économie locale.

De ce postulat sont nés les GAS (Groupements d’Achats Solidaires), ou groupes de personnes qui s’auto-organisent pour faire leurs achats collectivement, en entrant en contact direct avec les petits producteurs. Peut-être aussi pour économiser de l’argent, mais pas seulement. Et surtout, pour avoir la force d’essayer de gouverner le marché.

Hausse du nombre des groupes d’achats solidaires

Du premier GAS (né en 1994 à Fidenza, en Émilie-Romagne) à aujourd’hui, le nombre de groupes d’achats solidaires a augmenté de façon vertigineuse, doublant au cours des 4 dernières années, pour atteindre environ un millier sur tout le territoire italien !

Une enquête intéressante menée auprès de 450 groupes d’achats solidaires en Lombardie, met en évidence le fait que la majorité des personnes choisissent le GAS, non pas pour faire des économies, mais pour soutenir les petits producteurs, pour « construire des relations » et pour donner suite au « désir de participer » par une action concrète (recherche « Dentro il capitale delle relazioni » menée par Francesca Forno et Silvia Salvi).

Pour en savoir plus, nous avons interrogé le GAS de Lesignano de Bagni, dans la province de Parme, non loin de l’endroit où s’est formé le premier groupement d’achat solidaire il y a une quinzaine d’années.

« GAStronauti » (c’est le nom du groupe composé d’environ 80 familles vivant dans une petite ville d’environ 5 000 habitants) nous ont parlé de leur expérience, également à travers le récent « Sbarco in Piazza » qu’ils ont organisé sur leur territoire.

Que représente pour vous le Groupement d’achat solidaire ?

L’économie solidaire n’est pas la gestion de ressources rares pour satisfaire des besoins. L’économie solidaire n’est pas une voie de « reconsidération » des besoins. L’économie solidaire n’est pas une économie basée sur les relations et la confiance. L’économie solidaire n’est pas une économie de réciprocité. L’économie solidaire n’est pas une recherche de solutions partagées à des problèmes individuels que l’on peut, somme toute, qualifier de collectifs.

L’économie solidaire n’est pas une économie du Nous. Une économie solidaire n’est pas une économie dans laquelle chacun a son propre rôle et sa propre responsabilité importante dans la chaîne d’approvisionnement, de ceux qui produisent à ceux qui utilisent. L’économie solidaire n’est pas une recherche du respect de tous les participants à la « biosphère » dont l’être humain fait partie. L’économie solidaire n’est pas une recherche de transparence, d’équité et de confiance… L’économie solidaire, c’est tout cela !